Vol d'initiation, Brevet d'initiation aéronautique, Brevet de base, Pilote privé Le terrain, Installation civile, Groupement de défense de la plateforme Météo - NOTAM, Sup AIP-VAC
 

a/j du 20/01/2016

S'il te plait , racontes moi une histoire ...

Historique de l’Aéro-Club du Var

L’Aéro-Club de Toulon et du Var (ACTV) fut crée le 7 novembre 1934 par Blaise Trabaud avec une poignée de passionnés et de pionniers. Le premier siège social du club se situait à Toulon. Il faut imaginer quelques instants, qu’à l‘époque, faire le trajet de Toulon jusqu’à l’aérodrome relevait quasiment de l’exploit. Il fallait compter plus d’une heure de voiture, si l’on en possédait une, pour effectuer une trentaine de kilomètres. C’est pour cela que le siège social se trouvait en ville et non à proximité du terrain qui n’était qu’un vaste espace pelé dans la plaine de Cuers-Pierrefeu. A l’origine du club, ils n’étaient qu’une dizaine et se recrutaient parmi les pilotes de la guerre de 14-18. Un hangar est construit au nord-ouest des pistes en herbe, ce hangar fut ensuite rétrocédé aux militaires pour devenir le hangar “DRAM” d’essais de contre-mesures. Le Potez 43 F-AMNK est acheté neuf en 1934. La flotte de la section de vol à voile “L’Albatros Provençal” se composait de planeurs en bois et toile et de Mignet HM14 “pou du ciel”.
D’autre clubs sont créés: l’Amicale Varoise des Amateurs de l’Air en 1936, l’Aéro-club de Cuers et de la Région Toulonnaise (ACCRT) en 1937, la Ligue Aéronautique de Toulon en 1937.
Puis vint la guerre, les avions furent réquisitionnés et la région fut occupée. Les années sombres passèrent avec des activités réduites au modélisme, utilisant pour ce faire des restes de matériaux hérités de l’aviation du front populaire. C’est en 1945 que les ACTV et ACCRT après avoir fait leur bilan, décidèrent de fusionner et prirent le nom d’Aéro-Club Populaire Varois (ACPV). Peu après, nouveau changement de nom: l’ACPV devint définitivement l’Aéro-Club du Var (ACV) avec une section de modèles réduits et une section de vol à voile qui remonte deux planeurs Avia 152A construits par les ateliers de la DCAN du Mourillon et cachés pendant la guerre. Une Delage D6 servait de treuil et le câble de 1 000 m de longueur était déroulé à la main de la roue sans pneu de la Delage. En 1946, le SFASA remettait au club un planeur Caudron C800, un treuil Ford puis deux avions, le Stampe SV 4 F-BCXE et le Bücker 181 Bestmann F-BBLK ex-allemand, pour redémarrer. Le président est alors Blaise Trabaud et le chef-pilote Hubert de Fraville, tous deux anciens militaires. D’autres appareils suivront tels les planeurs Castel C301, le Morane MS315 F-BCNG en 1947, le SV4 F-BDGD en 1948, le DH82A Tiger Moth F-BFVQ, le MS230 F-BCAT en 1954, divers NC850 dont le F-BAFI, des Jodel D11... Quelques propriétaires privés prêtent leurs appareils au club, dont le Praga E114M Air Baby F-BCSN de M. Malignon. Des avions sont construits par des amateurs dont les D9 Bébé Jodel F-PBOB, F-PBOT et F-PDHL entre 1950 et 1952, le Gardan Minicab F-PHJR de 1955. Le vol à voile cesse vers 1955...
Les actuels “vieux” hangars au nord-est des pistes et un premier club-house en bois datent de 1961. D’autres avions grossirent un temps les rangs de l’ACV dont le Piper Cub F-BDTU, deux D140, divers DR (1050, 200, 300, 400), des Rallye, le RF4D F-BPLA, des Piper PA-28 et des Cessna 150 et 182, mais aussi des Robin métalliques HR200, R2000 et 3000. En 1987, l’ACV perdit son monopole civil et d’autres hangars virent le jour pour abriter des avions privés et les aéro-clubs émigrant de l’aérodrome du Castellet qui était alors en cours de privatisation puis ceux de Fréjus-St-Raphaël qui fut fermé. Les hangars bleus de l’aéro-club furent édifiés en 1995. La vieille pompe à essence de l’ACV fut remplacée par celles de l’AZCCP vers 2000. Le vieux club-house en bois fut remplacé par des ensembles modulaires métalliques en 2000.
Ainsi durant des années, grâce à la volonté et au courage d’un grand nombre de ses membres comme messieurs Trabaud, Coze, Bert puis De Fraville, Malaga, Ganguet, Viennot et bien d’autres que la Mémoire du Club n’oublie pas, l’Aéro-Club du Var sut se rendre utile au service de plusieurs générations pour lesquelles le vieux rêve d’Icare est devenu une réalité.
Bien des joies mais aussi bien des peines entourent tout terrain d’aviation, quelques plaques commémoratives sont là pour le prouver. Près des locaux de l’aéro-club du Var se trouve le “square Gérard Ganguet”. Ce pionnier de l’aéro-club avait créé et entretenu presque seul un jardin arboricole et floral dans les années 1980. Son grand age et le manque de volontaires pour suivre son exemple n’y ont laissé que les arbres, ce qu’il regrette à chacun de ses passages. Le hangar des constructeurs amateurs a été baptisé “hangar Bernard Duhamel et Emeric Boulard” du noms des victimes de l‘accident d’autogyre du 17 octobre 1992. D’autres stèles à l’extérieur du terrain commémorent plusieurs accidents civils ou militaires.
En 2016, la flotte est constituée de sept DR400 de 108 à 180 CV et du PA-28 F-GBEQ. Des sections associées existent: les constructeurs amateurs et les autogires.

Pour lire l'histoire des DR400 cliquer ici.

Pour lire l'histoire du PA28 cliquer ici.

Historique du terrain de Cuers-Pierrefeu

En 1916, l’état-major militaire décide de construire des dirigeables et sélectionne plusieurs terrains pour ce faire. Le terrain d’Aubagne fut choisi pour les dirigeables souples, celui de Cuers le fut pour les rigides et les terrains furent acquis ou loués en 1917. Le centre de dirigeables de Cuers-Pierrefeu est armé en 1918. En 1920, la France reçoit le Zeppelin type X LZ114 (matricule L-72) en dommage de guerre sous le nom de “Dixmude” (ville belge où se battirent des fusiliers-marins). Le Dixmude fait 226 m et 68 500 m3 et sera basé en extérieur à Cuers en août 1920 mais ne sera pas utilisé par manque de pièces détachées. Les deux hangars de 250 m seront terminés en 1921 et 1922 avec des ensembles de récupération d’anciens hangars démontés. Le Zeppelin type Y LZ121 Nordstern, rebaptisé “Méditerranée” arrive à Cuers le 28 juillet 1922, il fait 130 m et 22 500 m3. Le Dixmude reprends ses vols en août 1923. Après plusieurs vols vers l’Algérie, le Maroc ou la côte Atlantique, il s’écrase en mer au large de la Sicile le 21 décembre 1923 lors d’un retour d‘Afrique par mauvaise météo. Un monument commémoratif du Dixmude à Cuers fut élevé en 1927. En 1923, l’escadrille B302 de bombardement arme Cuers mais reste sans avions jusqu’en janvier 1925. Alors armée de Farman 65 Goliath, elle est rebaptisée 5B2 en février et quitte Cuers pour le Maroc en juillet 1925. Après quelques rares vols, le Méditerranée est ferraillé en 1927. Son cône avant, longtemps utilisé comme tonnelle près de la piscine de la base est, depuis 1999, sous la garde du Musée Castel-Mauboussin de l’aérodrome civil de Cuers-Pierrefeu, il est prévu de le donner au musée Zeppelin de Friedriechshafen. En 1927, l’appellation devient “Base d’Aéronautique Maritime de Cuers-Pierrefeu”, elle changera pour “Aéronautique Navale” en 1937. Quelques dirigeables souples, Zodiac Vedette françaises avant guerre ou Goodyear Blimp américains de recherche de mines à la libération, ont habité sporadiquement les hangars. Les hangars seront démolis entre 1978 et 1983.
Des ateliers d’entretien des moteurs et accessoires complètent l’activité créée par les nombreux avions s’entraînant en provenance de Hyères ou de Fréjus. Entre 1926 et 1930, un Breguet XIV puis un FBA 17 furent affectés à la base. La grande piste est-ouest recouvre le ruisseau “La Houlette” vers 1927, une piste nord-sud est crée vers 1935. L’armée de l’air base à Cuers les Morane MS225 du GARALD puis ERC 564 (Spa 38) d’avril 1937 à fin 1938. De 1937 jusqu‘à mi-1939, la base obtient son propre Potez 25 codé “CR.1". La 3S2 (autogires LéO C30) est affectée à Cuers de fin 1938 à son départ le 22 février 1940. Le 24 octobre 1939, le GAO 510 est basé à Cuers équipé de Potez 39 puis, au début 1940, de Potez 63-11 à son départ pour Grenoble-Saint-Geoirs. Du 5 au 24 juin 1940, les Vought 156F de l’AB3 et les Bloch MB151 de l’AC3 sont basés en renfort à Cuers. Les italiens entrés en guerre début juin 1940 ont plusieurs fois attaqué la région en général et Cuers en particulier le 15 juin 1940 avec des Fiat BR20 et CR42. Le 24 juin 1940, une majorité d’avions est évacuée vers l’Afrique.
En 1942, les allemands occupent la zone libre et les italiens basent à Cuers leurs Caproni Ca313 et 314 des 122° et 127 esc. du 64° gr. jusqu’à l’armistice italien de septembre 1943 ainsi qu’une unité de reconditionnement de prises de guerre arrivée en janvier 1943, le NAR, Nucléo Aéronautico Récuperi, qui renverra des Potez 63-11 vers l’Italie. L’escadrille d’entraînement au bombardement en piqué 101 est présente de février à juin 1943 avec ses Ju 87B “Stuka”. Les avions Fw 190A et Bf 109G de la 2° escadrille de reconnaissance rapprochée (2/NAGr 13, Nahaufklärungsgruppe) sont à Cuers de décembre 1943 à août 1944. Cuers est libéré par les américains le 17 août 1944 et le terrain est alors codé "Y13". Les Spitfire Mk VIII du Sqn 451 australien (codes BQ) arrivent de Corse le 25 août avant de repartir vers l'Italie le 23 octobre 1944. Les américains ajoutent une autre grande piste est-ouest, celle qui sera plus tard bétonnée. Par la suite, quasiment tous les avions, allemands “francisés”, anglais ou américains affectés à l’aéronautique navale seront de passage à Cuers, basés, en révisions ou de passage en entraînement. L’escadrille de servitudes 3S est basée à Cuers entre 1946 et 1967 utilisant 23 types d’appareils dont des planeurs... La 22S (PBY et Ju 52/3m) arrive en 1951, devient 12S en 1953 et repart. La 14F (F4U-7) stationne entre 1963 et 1965. A partir de juillet 1967, la base n’est plus qu’un atelier aux dénominations nombreuses et successives... Le hangar Atlantic date de 1971, celui des Etendard de 1976. La piste nord-sud a disparu, transformée en hangars au sud et en Drop Zone pour hélicos au nord. Avec la fin des entretiens des Super Etendard, les brins d'arrêt furent démontés en 2013.


Un Potez 43.

Le prototype du pou du ciel

Le HM 14

La section modélisme


Un Bücker Bü181 Bestmann


Spitfires à Cuers en 1944


Le vieux club-house


L'ancien CESSNA 150 F-GDDJ


L'ancien CESSNA 182-SMA F-GAQR

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